Assise : et si vous ne saviez pas vraiment vous asseoir ?
Poser les fesses sur une chaise. C'est ça, l'assise ? On pourrait le croire. On s'assoit des dizaines de fois par jour sans y penser une seule seconde — au bureau, en voiture, à table, devant un écran. Un geste tellement banal qu'on ne l'appelle même pas un geste.
Et pourtant.
Si l'assise n'était qu'une histoire de fesses posées, pourquoi tant de dos se plaignent-ils après une heure à peine ? Pourquoi cette tension qui remonte entre les omoplates, cette lourdeur dans le bas du dos, cette envie de se tortiller sur sa chaise sans jamais trouver la bonne position ?
Il y a peut-être un indice là-dedans : et si le dos n'était pas le vrai problème, mais seulement celui qui parle le plus fort ?
Le confort, un piège ?
On cherche tous la position confortable. Un bon fauteuil, un coussin, un dossier inclinable. Logique, non ? Mais une question dérangeante mérite d'être posée, une question que peu de gens se posent : est-ce que confortable veut dire bénéfique à long terme ?
Le corps humain est étonnamment doué pour s'installer dans des positions qui soulagent sur l'instant... et qui coûtent cher sur la durée. Une jambe croisée, un bassin qui bascule, une épaule qui s'affaisse : rien de tout cela ne fait mal tout de suite. C'est bien plus tard que la facture arrive.
Alors la vraie question n'est peut-être pas « comment je m'assois confortablement », mais autre chose. Quelque chose que la plupart des gens n'ont jamais appris à observer chez eux.
Il n'y a pas UNE bonne posture
Voilà qui va à l'encontre de tout ce qu'on lit habituellement. Dos droit, épaules en arrière, pieds à plat : ces conseils circulent partout. Mais s'ils suffisaient, pourquoi tant de personnes qui les appliquent à la lettre souffrent-elles quand même ?
La réponse tient peut-être moins à la position elle-même qu'à ce qui se passe avant qu'on s'assoie — dans la façon dont chacun perçoit son propre équilibre. Et ça, ça ne se lit pas dans un article. Ça s'observe, chez vous, dans votre corps à vous.
Ce qu'un posturologue regarde que vous ne voyez pas
C'est là que ça devient intéressant. Un posturologue ne regarde pas seulement comment vous êtes assis. Il regarde comment votre corps décide de s'asseoir — les appuis qui compensent, les tensions qui se cachent, les habitudes prises sans qu'on s'en rende compte, parfois depuis l'enfance.
Ce qui semble être un simple mal de dos peut avoir sa source ailleurs : dans les pieds, dans la mâchoire, dans un œil qui travaille plus que l'autre. Étrange ? C'est pourtant tout l'intérêt de l'approche.
La question n'est donc plus « comment dois-je m'asseoir ». C'est : qu'est-ce que ma façon de m'asseoir raconte sur moi ?
Envie de savoir ce que votre posture révèle vraiment ? Un bilan postural permet de le découvrir.

Commentaires